La question : Pourquoi la Mini a-t-elle traversée la route
?
RENÉ DESCARTES : Pour aller de l'autre côté.
PLATON : Pour son bien. De l'autre côté est le Vrai.
ARISTOTE : C'est la nature de la Mini de traverser les routes.
KARL MARX : C'était historiquement inévitable.
CAPITAINE JAMES T. KIRK : Pour aller là où aucune autre Mini n'était allée auparavant.
HIPPOCRATE : En raison d'un excès d'une remontée d'huile de son moteur.
MARTIN LUTHER KING JR. : J'ai la vision d'un monde où toutes les Mini seraient libres de traverser la route sans avoir à justifier leur acte.
MOISE : Et Dieu descendit du paradis et Il dit à la Mini : " Tu dois traverser la route". Et la Mini traversa la route et Dieu vit que cela était bon.
RICHARD M. NIXON : La Mini n'a pas traversée la route, je répète, la Mini n'a JAMAIS traversé la route.
NICOLAS MACHIAVEL : L'événement important c'est que la Mini ait traversée la route. Qui se fiche de savoir pourquoi ? La fin en soi de traverser la route justifie tout motif quel qu'il
soit.
SIGMUND FREUD : Le fait que vous vous préoccupiez du fait que la Mini ait traversée la route révèle votre fort sentiment d'insécurité sexuelle latente.
BILL GATES : Nous venons justement de mettre au point la nouvelle Mini Office XP", qui ne se contentera pas seulement de traverser les routes, mais ne tombera pas en panne, rangera vos
dossiers importants, etc.
BOUDDHA : Poser cette question renie votre propre nature de la Mini.
GALILEE : Et pourtant, elle traverse.
ERIC CANTONA : La Mini, elle est libre la Mini. Les routes, quand elle veut elle les traverse.
CHARLES DE GAULLE : La Mini a peut-être traversée la route, mais elle n'a pas encore traversée l'autoroute !
JACQUES CHIRAC : Parce que je n'ai pas encore dissous la route.
L'EGLISE DE SCIENTOLOGIE : La raison est en vous, mais vous ne le savez pas encore. Moyennant la modique somme de 10 000 € par séance, plus la location d'un détecteur de mensonges, une
analyse psychologique nous permettra de la découvrir.
BILL CLINTON : Je jure sur la constitution qu'il ne s'est rien passé entre cette Mini et moi.
EINSTEIN : Le fait que ce soit la Mini qui traverse la route où que ce soit la route qui se meuve sous la Mini dépend uniquement de votre référentiel.
ZEN : La Mini peut vainement traverser la route, seul le Maître connaît le bruit de son ombre derrière le mur.
JEAN-PIERRE RAFFARIN : La Mini n'a pas encore traversée la route, mais le gouvernement y travaille.
JEAN ALESI : Je ne comprends pas, théoriquement, la Mini elle avait le temps de passer.
NELSON MONTFORT : J'ai à côté de moi l'extraordinaire Mini qui a réussi le formidable exploit de traverser cette superbe route:
" Why did you cross the road ? "
" Vroom Vroom !"
"Eh bien elle dit qu'elle est extrêmement fière d'avoir réussi ce challenge, ce défi, cet exploit. C'était une traversée très dure, mais elle s'est accrochée, et..."
RICHARD VIRENQUE : C'était pas un lapin ?
ORANGINA ROUGE : Paskeeeeeeuuuuuhhhh
KEN LE SURVIVANT : Peu importe, elle ne le sait pas mais elle est déjà morte.
JEAN-CLAUDE VANDAMME : La Mini la road elle la traverse parce qu'elle sait qu'elle la traverse, tu vois la route c'est sa vie et sa mort, la route c'est Dieu c'est tout le potentiel de
sa vie, et moi Jean Claude Super Star quand je me couche dans Timecop quand le truck arrive je pense à la Mini et a Dieu et je fusionne avec tout le potentiel de la life de la road ! Et ça c'est
beau !
FOREST GUMP : Roule Mini Roule !!!
STALINE : La Mini devra être fusillée sur le champ, ainsi que tous les témoins de la scène et 10 autres personnes prises au hasard, pour n'avoir pas empêché cet acte subversif.
GEORGE W. BUSH : Le fait que la Mini ait pu traverser cette route en toute impunité malgré les résolutions de l'ONU représente un affront à la démocratie, à la liberté, à la justice.
Ceci prouve indubitablement que nous aurions dû déjà bombarder cette route depuis longtemps. Dans le but d'assurer la paix dans cette région, et pour éviter que les valeurs que nous défendons ne
soient une fois de plus bafouées par ce genre de terrorisme, le gouvernement des Etats-Unis d'Amérique a décidé d'envoyer 17 porte-avions, 46 destroyers 154 croiseurs, appuyés au sol par 243 000
G.I. et dans les airs par 846 bombardiers, qui auront pour mission au nom de la liberté et de la démocratie, d'éliminer toute trace de vie dans les garages à 5000 km à la ronde, puis de s'assurer
par des tirs de missiles biens ciblés, que tout ce qui ressemble de près ou de loin à une Mini soit réduit à un tas de cendres et ne puisse plus défier notre nation par son arrogance. Nous avons
décidé qu'ensuite, ce pays sera généreusement pris en charge par notre gouvernement, qui rebâtira des garages suivant les normes de sécurité en vigueur, avec à leur tête, un Van démocratiquement
élu par l'ambassadeur des Etats Unis. En financement de ces reconstructions, nous nous contenterons du contrôle total de la production d'huile de la région pendant 30 ans, sachant que les habitants
locaux bénéficieront d'un tarif préférentiel sur une partie de cette production, en échange de leur totale coopération. Dans ce nouveau pays de justice, de paix et de liberté, nous pouvons vous
assurer que plus jamais une Mini ne tentera de traverser une route, pour la simple bonne raison, qu'il n'y aura plus de routes, et que les Mini n'aurons plus de roues. Que Dieu bénisse
l'Amérique.
La FSE : Au goulag, la mini-social-traitre ! (dédicace à mes amours de bloqueurs que je ne comprendrai jamais ^^)
Et on remercie Nelly pour m'avoir passé le site sur lequel j'ai pris l'article
(avec quelques modifications, j'avoue !). Aussi, si vous avez des ajouts à proposer, n'hésitez pas !
Par Anthony L.
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Frodon : Je voudrais que l'anneau ne soit jamais venu à moi. Que rien de tout ceci ne se soit
passé.
Gandalf : Comme tous ceux qui vivent des heures si sombres. Mais ce n'est pas à eux de décider. Tout ce que
vous avez à décider est quoi faire du temps qui vous est imparti.
Tiré du film Le Seigneur des anneaux
; La communauté de l'anneau.
Par Anthony L.
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« À la fin du XIe siècle, la ville d'Antioche fut assiégée pendant huit mois par les chrétiens
de la première croisade. Les musulmans défendirent leurs biens, aussi longtemps que possible. Lorsque les croisés faisaient des prisonniers, ils les décapitaient puis lançaient les têtes
par-dessus le mur d'enceinte, autant pour impressionner que pour répandre les maladies. Fermons les yeux un court instant de notre existence et réveillons-nous entre ces murs tremblants sous
l'impact des pierres ennemies. Il y a ces hommes, ces femmes et ces enfants qui voient l'armée occidentale s'approcher dans la nuit. Entre les torches vacillantes, les armures sans visages, les
machines de guerre, et les paniers plein de têtes coupées. Les fortifications d'Antioche sont sur le point de céder, rien n'arrêtera plus les chrétiens à présent. Ils vont déferler dans les rues,
traînant la mort sous leurs capes et dans le reflet inique de leurs lames. Les hommes sentent leurs poitrines se creuser à l'approche du massacre, les femmes ont le sang qui tourne dans leur
ventre et les enfants pleurent silencieusement. Ils savent qu'ils vont mourir, et la peur rend à présent leurs larmes plus acides que la haine. Des milliers de regards chancellent alors, tandis
que le bélier enfonce la grande porte. Ca y est, tout est fini. La mort est rentrée. »
Maxime Chattam - In tenebris
Peinture de Albert Goodwin - Cairo.
Par Anthony L.
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Nous y voilà. Après Million Dollar Baby, dramatique à souhait, où l'on se demandait - malgré les très bonnes critiques - s'il servait vraiment à autre chose qu'à nous
faire pleurer ; après la duologie (si, si, ça s'dit, j'vous assure) rassemblant Mémoires de nos pères et Lettres d'Iwo Jima, avec des qualités, certes, mais des scènes looongues,
très looongues... Clint l'a fait ! Une petite perle, une autre bombe comme je les aime : Gran Torino.
Clint Eastwood incarne un vieux crouton, nostalgique d'une guerre de Corée qui l'a forcé à devenir
marginale, repoussant sa famille, devenant raciste et méchant, ironique, cynique et détestable. Mais ce film serait tout aussi détestable s'il n'y avait eu que cela ! On aperçoit, à travers la
nostalgie d'un temps idéalisé mais qui fut réel, une vraie déception de notre présent, des valeurs disparues comme le respect, remplacé par une douce hypocrisie ; le courage par la violence
gratuite ; l'amour par l'égoïsme.
À travers ce film, nous voyons la vie d'un vieil homme qui ne comprend plus le monde qui
l'entoure, embrassant à la fin du film son destin, à l'image des anciennes tragédies.
Il aborde également d'autres sujets : le racisme, donc, incarné par ce même bon vieux Clint. Là
encore, à travers des blagues hilarantes, des mimiques très attachantes, cet acteur et réalisateur dénonce une peur et un dédain inconsidéré et inadmissible. Au début méprisant de ses nouveaux
voisins asiatiques, il se découvrira plus de points communs avec eux qu'avec sa propre famille, le sang de son sang.
Ce chef d'oeuvre (vous voyez le crescendo implicite de l'article ? Quel génie...) traite également de
l'inébranlable question qui régie le petit crâne désuet de tout être humain : la relation entre la vie et la mort. Tout en ne vous révélant pas exactement ce qui se passe à la fin du film, je
peux vous assurer que Walt (Clint dans le film) ne s'est pas senti aussi vivant qu'à la fin du film.
Et Walt... Mais Walt quoi ! Clint Eastwood tient le film à lui seul, charismatique à souhait,
puissant, cynique et drôle, bien que finalement touchant. Il ne pourrait y avoir que lui, cette nouvelle perle du 7ème art (j'ai peiné à monter encore en crescendo, après le chef d'oeuvre...)
tiendrait encore mille fois la route.
En ne vous révélant presque rien de l'intrigue et du dénouement (c'est frustrant, à chaque
fois, de parler d'un film - et je me répète - sans trop spoiler...), je peux néanmoins vous conseiller plus que vivement d'aller le voir. Vraiment, sincèrement, en toute franchise, loyauté,
vérité (non, yé même pas allé voir un dictionnaire...) : allez voir ce film, il en vaut la peine.
Photos tirées d'allociné.
Par Anthony L.
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Imaginez un homme laid. Non, malheureux ! un homme vraiment laid. Voilà, on va dire que c'est bon.
Très laid. Horriblement laid. Merveilleusement laid. Ce qui l'amuse, c'est regarder la façon dont la population lambda le dévisage dans la rue. On essaie de ne pas le regarder, après l'avoir
pourtant remarqué ; on le dévisage avec horreur, sinon avec surprise. Quand un enfant pose une question sur son aspect hétéroclite, le parent lui demande, mal à l'aise, de se
taire.
Imaginez un homme qui n'a vécu et connu que cela. Les rares personnes daignant lui donner un
peu de leurs temps gardent ce regard qu'il subit, même s'il ne veut l'admettre. Il le subit, car, de façon contradictoire qui se présente comme une conséquence - et comme Quasimodo - il agit
comme eux avec une certaine exacerbation et une puissance extremiste : il tombe en extase devant la splendeur d'une jeune femme. Il n'y a bien sûr pas que ça : cette jeune femme le traite en
égal, et voit en lui un être à part ; intéressant. Elle ne nie pas sa laideur, elle l'accepte. Mais ce qui compte, c'est sa beauté. Jamais il n'a vu auparavant un être si beau, souriant et
attirant. Elle est si belle, mais c'est peut-être avant tout parce qu'elle le regarde - et c'est nouveau pour lui - avec des yeux normaux, qui n'ont pas ce dégoût, cette horrible gêne qui l'ont
poussé à détester l'être humain, au profit de la beauté suprême, qu'il croyait inincarnable mais qu'elle représente.
Imaginez que cet homme, au final, quand il agira en être humain à son tour - ayant confiance en
elle -, et lui révélera ses possibles faiblesses, imaginez qu'elle se détourne de lui. Imaginez que la seule personne qu'il estimait lui tourne enfin le dos, quand il eut démystifié ce qui
faisait son unique qualité. Que cette personne, se sentant en position de force, agisse en dictateur et en tyran. Pire, en sadique.
Imaginez un seul instant ce qu'il serait capable de faire.
Vous ne l'imaginez pas ?
Lisez donc Attentats, d'Amélie Nothomb.
Par Anthony L.
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Mesdames et messieurs, voilà un nouveau chef d'oeuvre.
Mesdames et messieurs, voilà Monsieur Quentin Tarantino, dans un nouveau film qui sortira durant
l'été 2009.
Mesdames et messieurs, je vous laisse découvrir la bande annonce, et on en reparle cet été
!
Inglourious Basterds.
Jouissive... Du vrai Tarantino, on le sent !
Voilà comment on a la chair de poule devant un Tarantino et un Brad Pitt, alors qu'on ne peut que
rigoler devant un Singer (rappelez-vous, Superman Returns, les deux premiers X-men - même s'ils étaient pas si mal - et voyez-le après réaliser un film de guerre...) et un Tom Cruise qui ne sera
décidément bon que dans Le dernier samourai (pour les films que j'ai vus)... Je vous parle bien sûr de Walkyrie, en ce moment dans les salles et qui prête plus à rire qu'autre
chose.
Non, Inglorious Basterds, ça va être de la bombe, de la vraie. Vous verrez.
Et parce que vous avez été gentils, voilà un début de film, à la Tarantino mais par Takashi Miike :
Sukiyaki Western Django. Un genre spécial, mais j'vous interdis de détester. C'est impossible de détester.
Par Anthony L.
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